Rester soi-même

Être réaliste avec un état esprit positif

Que puis-je faire pour rester moi-même dans une vie qui est tellement différente.

Comment rester soi-même malgré l’hypertension pulmonaire ?

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Anne (25 ans) a appris en avril 2015 qu’elle était atteinte d’hypertension pulmonaire. Après une longue période de doute, on a finalement trouvé une explication à sa maladie. Mais la découverte de la cause ne mène pas très loin. On peut élaborer une stratégie médicale mais on ne peut en aucun cas oublier l’être humain derrière le patient. Car comment rester soi-même malgré l’hypertension pulmonaire ?

« Je m’accorde 15 minutes par jour pour râler »
En tant que patient atteint d’hypertension pulmonaire, on est confronté à de bonnes et de mauvaises journées. Des jours où tout semble possible et d’autres où l’on se traîne lamentablement. En ce qui la concerne, Anne a trouvé une réponse pour ces jours difficiles : « Je m’accorde 15 minutes par jour durant lesquels je me permets de râler. Et ensuite, je vais de l’avant. Cela n’a aucun sens de rester là à ne rien faire. » Mais même les bons jours, elle reste réaliste : « Inconsciemment peut-être mais consciemment, je n’en fais pas plus, juste parce que je m’en sens capable. Mais après tout, c’est peut-être tout simplement de la paresse. »

« Je recommande de la réhabilitation à toutes les personnes dans mon cas »
« J’avais très envie de continuer à faire du sport, mais comment faire lorsque l’on est si souvent éssoufflé ? J’ai donc fait de la réhabilitation. Grâce à cela, je sais ce que je peux et ce que je ne peux pas faire. Nous avons testé pendant combien de temps je pouvais continuer à faire de l’exercice lorsque j’étais hors d’haleine. Cela m’a beaucoup aidée et je le recommande à tout le monde. »

Grâce à cette réhabilitation, elle a à présent également beaucoup plus de moments de bonheur. « Lors d’une promenade à vélo à Rotterdam avec mon travail, j’ai franchi le pont Érasme. Cela a vraiment été un bon moment. Mais je suis aussi fière de continuer à aller à la zumba le soir après mon travail et de pouvoir pratiquer cette activité normalement avec des gens de mon âge. »

« Les spécialistes sont vraiment une équipe de choc. Ils soignent avec une vision holistique : l’être humain plutôt que la maladie »

« Une grossesse n’est pas à exclure »
Elle a dû malgré tout renoncer à beaucoup de choses. « Il est déconseillé aux femmes atteintes d’hypertension pulmonaire de tomber enceinte. Cela a bien entendu un impact important. » Anne n’est cependant pas encore prête à l’exclure définitivement : « Je veux continuer à en discuter avec le cardiologue et connaître toutes les options avant de prendre une décision définitive. »

L’altitude est également un obstacle. « Aux sports d’hiver, je devais rester au-dessous de 2000 m car plus haut, l’air devient trop rare. Mais de nouveau : 15 minutes pour râler et puis je n’y pense plus. Je suis déjà bien contente de pouvoir encore aller aux sports d’hiver. »

« Le summum en termes de soins de qualité »
Alors elle n’a pas besoin de conseils supplémentaires pour rester elle-même. Une partie de ses soins est assurée par une équipe médicale incroyable : « Les spécialistes sont vraiment une équipe de choc. Ils soignent avec une vision holistique : l’être humain plutôt que la maladie.

Ils sont disponibles cinq jours par semaine et recherchent toujours une solution pour moi. Le summum en termes de soins de qualité. Je sais que ce n’est pas partout ainsi, les autres médecins pourraient prendre exemple sur cette équipe. »

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