Le rhumatologue

Consulter un rhumatologue pour une maladie des poumons ? À quoi cela sert-il ?

Idéalement, tout patient souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire doit consulter au moins une fois un rhumatologue. Vous allez voir ici pourquoi.

Quel est le rôle du rhumatologue en cas de suspicion d’hypertension pulmonaire ?

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Rôle du rhumatologue en cas de suspicion d’hypertension artérielle pulmonaire consécutive à des maladies systémiques
Idéalement, tout patient souffrant d’hypertension artérielle pulmonaire doit consulter au moins une fois un rhumatologue. Cela implique un rhumatologue spécialiste des maladies auto-immunes systémiques. En présence de ces maladies auto-immunes, le système immunitaire se retourne contre le propre organisme du patient et cela peut également aboutir à l’apparition d’hypertension artérielle pulmonaire.

L’hypertension artérielle pulmonaire est une maladie évolutive et mortelle lors de laquelle des vaisseaux sanguins sont rétrécis en direction des poumons provoquant une surcharge du cœur et pouvant se développer en tant que complication d’une maladie auto-immune.

Maladies auto-immunes systémiques et hypertension artérielle pulmonaire
Selon les spécialistes, il est important de consulter un rhumatologue parce que le traitement d’un patient atteint d’une maladie auto-immune nécessite davantage que le seul traitement de son hypertension artérielle pulmonaire. Le pronostic est plus défavorable et il y a davantage de complications en tous genres. On peut par exemple citer le traitement par des médicaments anticoagulants, qui est souvent prescrit aux patients souffrant d’une forme idiopathique d’hypertension artérielle pulmonaire mais qui, lors d’hypertension artérielle pulmonaire associée à une sclérodermie systémique, ne fera qu’engendrer des problèmes supplémentaires. La sclérodermie systémique est une maladie lors de laquelle des anomalies des vaisseaux et des inflammations de la peau, des articulations et des organes internes provoque l’apparition de cicatrices et d’indurations.

Par ailleurs, chez certains patients atteints de lupus érythémateux systémique par exemple, outre des médicaments contre l’hypertension artérielle pulmonaire, des médicaments immunodépresseurs auront également un effet bénéfique. Ces médicaments visent à réprimer le système immunitaire qui s’attaque aux cellules et protéines propres de l’organisme.

Tout comme la sclérodermie systémique, le lupus érythémateux systémique est également une maladie auto-immune rare qui peut être à l’origine de nombreux symptômes et phénomènes variés.

Examen par le rhumatologue
Le travail du rhumatologue débute par un entretien au cours duquel les antécédents médicaux du patient et les symptômes sont passés en revue de manière approfondie. Lors de cet entretien, il se concentrera également sur des points qui apparaissent moins évidents pour un cardiologue ou un pneumologue. Quelques exemples sont le phénomène de Raynaud et les anomalies de la peau, des articulations et des ongles. Les vaisseaux sanguins des cuticules des ongles constituent une indication importante. L’examen clinique portera notamment sur ce point. Un autre examen auquel le patient peut s’attendre est une analyse de sang pour la recherche d’anticorps.

En cas de suspicion d’une maladie systémique en tant que cause sous-jacente de l’hypertension pulmonaire, le rhumatologue procède fréquemment à une capillaroscopie des cuticules des ongles. Lors de cet examen, on examine au microscope les petits vaisseaux sanguins des cuticules des ongles.

En présence d’une maladie systémique, le rhumatologue discutera avec le patient de ses conséquences et de son traitement possible. Dans certains cas, l’examen ne révèle aucune anomalie mais il peut malgré tout persister un risque d’apparition d’une maladie auto-immune dans une phase ultérieure. Le patient reviendra alors pour des contrôles annuels chez un rhumatologue.

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