Le pneumologue

Pourquoi aboutissez-vous dans un service de pneumologie ?

Si votre médecin généraliste vous renvoie chez un spécialiste, il est possible que vous aboutissiez chez un pneumologue. En effet, lors d’hypertension pulmonaire, un pneumologue intervient dans tous les cas. Pour quelle raison et quels examens effectuera-t-il ?

Le pneumologue peut procéder à différents examens en cas de suspicion d’hypertension artérielle pulmonaire

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Un médecin ne peut confirmer le diagnostic d’hypertension pulmonaire qu’après des examens approfondis. Ces examens visent avant tout à confirmer qu’il s’agit effectivement d’une hypertension pulmonaire. Cela se fait par le biais d’un cathétérisme cardiaque effectué par un cardiologue. Pour déterminer la cause de l’hypertension pulmonaire, ce qui est un élément essentiel pour le choix du traitement, d’autres examens sont nécessaires. Il s’agit notamment d’examens réalisés par un pneumologue. Un pneumologue est un médecin spécialiste du système respiratoire : les bronches, les poumons et les muscles qui interviennent dans la respiration.

Difficile à identifier
En fait, l’hypertension pulmonaire est un symptôme et non pas une maladie en soi, explique un pneumologue. Cela signifie que l’on est en présence d’une autre maladie qui cause l’hypertension pulmonaire. L’hypertension pulmonaire peut avoir plus de cinquante causes différentes, telles que des anomalies cardiaques congénitales, des maladies du tissu conjonctif, des embolies pulmonaires ou l’utilisation de certains médicaments. « Lors d’hypertension pulmonaire, on se trouve en présence d’un rétrécissement ou d’une obstruction du système vasculaire pulmonaire. Ce rétrécissement ou cette obstruction peut se situer au niveau des grosses artères pulmonaires, des petites artères pulmonaires, des vaisseaux cardiaques ou des veines pulmonaires. C’est sa localisation précise qui détermine de quelle forme d’hypertension pulmonaire il s’agit. La distinction est importante car les différents types d’hypertension pulmonaire nécessitent chacun un traitement différent. »Les symptômes de l’hypertension pulmonaire peuvent être extrêmement variés et cela rend souvent difficile le diagnostic de cette maladie. Les patients se plaignent de symptômes tels que l’essoufflement, la fatigue ou des problèmes de rétention d’eau au niveau des jambes ou de l’abdomen. Mais des palpitations cardiaques et des douleurs au niveau de la poitrine font également partie des symptômes. »

Évaluation de la fonction pulmonaire
Différents examens peuvent être réalisés pour évaluer la fonction pulmonaire et déterminer la cause de l’hypertension pulmonaire. Par exemple, une analyse des gaz sanguins permet de mesurer les quantités d’oxygène et d’acide carbonique, ainsi que le degré d’acidité du sang. « Ces paramètres fournissent de précieuses informations sur le fonctionnement des poumons. » L’examen de compliance mesure l’élasticité des poumons. « En présence d’une pathologie telle que l’emphysème, les poumons sont souples ; dans le cas d’autres pathologies comme la fibrose, les poumons sont rigides. » La médiastinoscopie est un examen qui permet d’identifier la présence éventuelle de tissus anormaux ou de ganglions lymphatiques malades le long des bronches. « C’est en partie sur la base de cet examen des tissus que l’on détermine la suite du traitement d’une maladie pulmonaire. »

Test de marche de six minutes
Un examen tomodensitométrique fait également partie des possibilités. Cet examen consiste à prendre à l’aide de rayons X une série de clichés du cœur et des poumons qui permettent par exemple de découvrir des emboles pulmonaires (caillots de sang dans les vaisseaux pulmonaires), mais aussi de bien évaluer le tissu pulmonaire. Une scintigraphie de ventilation/perfusion est un examen au cours duquel on injecte une substance radioactive dans le courant circulatoire (via une perfusion). On obtient ainsi une image de l’irrigation des poumons (scintigraphie de perfusion). On demande ensuite au patient d’inhaler un gaz radioactif via un masque maintenu sur le nez et la bouche.

On prend également des images de cela (scintigraphie de ventilation). Cet examen vise principalement à rechercher la présence éventuelle d’emboles pulmonaires. Certains tests sont effectués au repos mais d’autres sont réalisés alors que le patient doit fournir un effort, à savoir marcher ou pédaler. « Un test important consiste à déterminer le nombre de mètres que le patient peut parcourir en six minutes. Ce test est répété régulièrement, y compris après l’instauration d’un traitement. »

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