Le cardiologue

POURQUOI ABOUTISSEZ-VOUS DANS UN SERVICE DE cardiologue ?

Si votre médecin généraliste vous renvoie chez un spécialiste, il est possible que vous aboutissiez chez un cardiologue. En effet, lors de l’hypertension pulmonaire, un cardiologue intervient dans tous les cas. Pour quelle raison et quels examens effectuera-t-il ?

Rôle du cardiologue en cas de suspicion d’hypertension pulmonaire

Envoyer par mail

Un essoufflement lors d’un effort minime à normal est souvent l’un des premiers symptômes qui indiquent des problèmes affectant les arteriae pulmonales, le nom latin des artères pulmonaires. Des anomalies des artères pulmonaires peuvent faire apparaître une hypertension pulmonaire. Lors de l’hypertension pulmonaire, la pression au niveau de la circulation pulmonaire est trop élevée. Selon les spécialistes de l’hypertension pulmonaire, toute une série d’examens pour lesquels les cardiologues, mais aussi les pneumologues, jouent un rôle important pour pouvoir déterminer s’il s’agit bien d’hypertension pulmonaire et quelle en est la cause. Le cardiologue est souvent la première étape du processus de diagnostic. Par le biais d’une échographie cardiaque, le cardiologue détermine si les pressions au niveau des artères pulmonaires sont anormales.

Les spécialistes de l’hypertension pulmonaire confirment également qu’il devient de plus en plus complexe de poser un diagnostic univoque. Cette difficulté est en grande partie liée au vieillissement de la population et au nombre croissant de problèmes de santé auxquels les personnes âgées sont confrontées. Suite à cela, il est plus difficile de mettre en évidence une cause précise de l’hypertension pulmonaire et l’on se trouve fréquemment en présence d’une combinaison de causes.

Détermination de la pression au niveau des artères pulmonaires
L’un de ces problèmes de santé, qui est en même temps l’un des principaux symptômes de l’hypertension pulmonaire est l’essoufflement. Comme celui-ci survient en association avec différentes pathologies, des examens sont nécessaires pour déterminer la cause de cet essoufflement. Tout patient qui présente ce symptôme doit subir un examen attentif de la part de son médecin généraliste et être éventuellement référé à un spécialiste pour des examens supplémentaires. « Outre l’examen clinique, on réalise systématiquement un enregistrement de l’activité du cœur. Une échographie cardiaque est également importante pour pouvoir évaluer la pression au niveau des artères pulmonaires, ainsi que pour identifier d’éventuelles anomalies cardiaques susceptibles d’être à l’origine de cette élévation de pression. » explique un spécialiste. Si les résultats indiquent qu’une hypertension pulmonaire est probable, on procède ensuite dans la plupart des cas à un cathétérisme du cœur droit. Il est parfois nécessaire de procéder à des examens cardiologiques supplémentaires pour parvenir à comprendre les symptômes que présente le patient, par exemple :

• Monitorage cardiaque ambulatoire pour mettre en évidence un éventuel trouble du rythme cardiaque
• Scintigraphie de perfusion du myocarde, un examen qui permet de mesurer l’irrigation du muscle cardiaque

Lors d’un cathétérisme du cœur droit, le cardiologue examine au moyen d’un cathéter, un fin tuyau que l’on introduit dans l’organisme via une veine et souvent aussi via une artère, le cœur et les artères pulmonaires. Si l’on constate que la pression moyenne au niveau de l’artère pulmonaire est supérieure ou égale à 25 mm Hg (exprimée en millimètres de mercure, une unité de mesure de la pression), cela confirme le diagnostic d’hypertension pulmonaire. À titre de comparaison : la pression normale se situe aux alentours de 14 mm Hg.

Anomalie du cœur gauche
L’hypertension pulmonaire peut être la conséquence de nombreuses pathologies différentes. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a classé ces pathologies en cinq groupes :

1. Hypertension artérielle pulmonaire
2. Hypertension pulmonaire associée à une cardiopathie gauche
3. Hypertension pulmonaire associée à une maladie pulmonaire
4. Hypertension pulmonaire post-embolique chronique
5. Hypertension pulmonaire de mécanisme multifactoriel ou incertain

Les patients atteints d’hypertension pulmonaire des groupes 2 et 4 sont toujours pris en charge par un cardiologue. Ce qui reste est de déterminer la cause et le suivi du patient.

L’évolution de la maladie est en grande partie déterminée par la fonction du ventricule droit du cœur. Par le biais d’une échographie cardiaque ou, moins fréquemment, d’une IRM (imagerie par résonnance magnétique), le cardiologue examine le fonctionnement du ventricule droit.

Échocardiographie ou IRM
Le choix d’une échocardiographie ou d’une IRM repose en partie sur les préférences du spécialiste et sur la disponibilité de l’appareillage d’échocardiographie et d’IRM. Une IRM permet de mieux mesurer la taille du ventricule droit et la structure du muscle cardiaque que l’échocardiographie. Par contre, une échocardiographie permet de mieux examiner les valvules cardiaques. « Le plus souvent, ces deux techniques se complètent mutuellement », expliquent les spécialistes.

Envoyer par mail